samedi 22 mars 2008

Là c'est la grosse merde

Salut à tous !
Belle première journée à Kyoto avec de bon matin un énorme exercice de marche avec les bagages à nouveau. Hier était un entraînement, aujourd'hui 5-6 km à pieds pour monter sur la colline Yoshida et atteindre notre appartement. Impossible à trouver seuls, nous avons fort heureusement été guidés par une dame d'une cinquantaine d'années, accompagnée de ses deux chiens ( genre celui de The Mask) qui a nous a amenés jusqu'à notre point de repère et de rendez vous, un temple juste à côté de notre appartement. Notre "travel angel", une jeune femme professeur de Japonais pour des étrangers ici, nous accueille dans ce qui va être notre lieu de résidence des deux prochaines semaines. Un petit tour de l'appartement, avec visite en Français s'il vous plait et son craquant petit accent. Je vous vois venir bande de manouches, elle est mariée mais il n'empêche qu'elle était adorable, vraiment super sympathique. Elle nous donne quelques astuces à suivre ici, comme par exemple de se déplacer majoritairement en vélo ce qui,il est le vrai se fait énormément au Japon, (écolo, pratique, sûr, économique, parfait quoi...) et nous montre les endroits pratiques à connaître tels que la poste, la banque, le supermarché, un bon resto et les stations de bus au cas où. Matinée sportive mais on est tous super heureux d'être là. Les bagages sont enfin posés pour les deux semaines qui viennent, celle de Thomas n'a pas supporté les kilomètres ( ou miles si vous voulez) et a rendu une roulette. Note pour plus tard, racheter une valise. Pour nous autres, on s'installe rapidement, on est admiré pour avoir parcouru toute cette distance à pieds au lieu de prendre à Taxi, on rigole bien avec notre travel angel, l'adresse e mail de Cedric est prononcée Neuneu, ce qui a bien fait rire... Une fois celle-ci partie nous nous dirigeons ipso facto vers notre premier lieu de visite le chemin de la philosophie avec le pavillon d'argent et quelques temples parmi les innombrables qui pillulent sur ce chemin bien connu. Une note bien spéciale pour le " nyakuoji shrine" avec ses statues en pierre d'animaux représentant les esprits ( faucon, rat, renard) à qui j'ai prié de protéger l'esprit de Georges, Papa^^ ( qui lira reconnaîtra) . Petite séance de recueillement donc et pour la première fois, une idée de venir m'installer à Kyoto s'installe dans mon esprit. L'institut franco-japonais étant non loin de notre appartement, nous nous sommes dits d'aller les voir, histoire d'essayer de donner un petit cours de français, voire de ...philosophie^^. Une chose me fait encore peur personnellement, déjà, il faut obligatoirement que j'apprenne complètement la langue, je fais déjà beaucoup d'efforts ici ; et deuxièmement le coût de la vie une fois le dernier euro épuisé et le début du salaire en yen. Cette idée est à approfondir, peut être en Erasmus, pourquoi pas, mais il ne faut pas précipiter dés le premier jour en se laissant charmer par les attraits ( forts, il faut bien le dire) de merveilleux pays. Il nous faut entrer davantage en contact avec la population, apprendre plus pour comprendre plus. Franck, notre interprète du groupe, s'en donne d'ailleurs à coeur joie pour se tester linguistiquement. Quant à moi, en plus d'apprendre aussi bien et vite que possible les kanji et les syllabaires, je chercherai aussi comment on cuisine ici car nos premières courses au supermarché furent assez déroutantes!

Enfin, après la découverte de ces temples et notre première journée de vie japonaise, nous rentrons dans notre chez nous, buvons un peu de notre thé ( et de saké) puis sortons manger quelque chose. Il est huit heures du soir, et là surprise un samedi soir, beaucoup de restaurants sont déjà fermés. Et oui, les Japonais mangent tôt ( à partir de 17h30 environ) mais heureusement pas mal de restaurants où l'on trouve beaucoup de jeunes d'ailleurs, restent ouverts jusque bien plus tard ( onze heures et demi ou minuit) ce qui nous a permis, à moindre coût encore une fois, de nous remplir la panse goulument. Demain, nous gouterons les sushis achetés à la superette,promis! Après une petite ballade de nous aux abords de la rivière et dans un temple prés de chez nous, nous rentrons à l'appart. En chemin me vient un sentiment que j'avais déjà éprouvé dans le sanctuaire ou sur le chemin de la philosophie: le calme et la sérénité. Je crois que rien ne m'a autant détendu que d'être ici, dans ce pays, à cet instant sur ce chemin.

Après notre "petit" repas nous passons la fin de la soirée dans notre chez nous. Les prochaines soirées seront plus endiablées dans le quartier de Gion, lieu de la vie nocturne à Kyoto. Un peu de saké, le planning des prochains jours, et de beaux fous rires. Rien ne pouvait mieux se passer.... jusqu'à ce qu'arrive la merde ( une certaine personne qui n'a pu se soulager pendant trois jours a balancé la sauce et bouché les chiottes, le chieur a bien trop chier!) Quelques nettoyages et fou rires moqueurs plus tard, le chiotte est réparé et nous pouvons prendre une douche et aller nous pieuter.

Aller, bonne nuit à tous et n'oubliez pas les photos!

Kakita Mitsuhide.

Premier jour au Japon

Hier, pas tres en forme, j'ai ecrit que deux petits posts rapide pour annoncer que tout aller bien. Aujourd'hui, premier jour à Kyoto. Hier, nous n'avons pas vu avec Thomas le temple, mais apres 28h de voyage epuisant, un bain a été la priorité (Thomas lui été dans les bras de morphée, une grecque de l'hotel).
Bref, il est 6h et ça fait prés de 2h que j'attend que le soleil se leve. On à rendez vous à 11h avec Naoko Osawa, notre Travel Angel pour nous remettre les clés de notre maison pour les 2 prochaines semaines. Encore un petit tour de Kyoto avec nos valises et les vacances pourrons vraiment commencer.
Rendez vous est prit, dés cet apres-midi avec le chemin de la philosophie et notre premiere visite. Photo dés demain j'espere, si nous trouvons une connection wifi.
Aprés quelques heures au Japon, nous avons trouvé au Japon, non pas un autre pays mais vraiment une autre planete. C'est vrai que pour l'instant, nous ne voyons que les côtés positifs, mais tous le monde est tres accueillant et surtout tres professionnelles. Comme les deux agents du syndicat d'initiative local de la gare de Kyoto (150 ans au moins à eux deux, se demenant pour trouver notre hotel. en prime, petit message en Japonnais pour pouvoir demander à la population local) qui nous montre à quel point l'accueil est une vertue pour ce pays.
Dans les rues de Kyoto, plusieurs choses nous interpellent. En premier lieu, pour traverser les grands axes, des sonneries pour les piétons aveugles pour indiquer le bon moment et surtout des vélos de partout, avec des pistes cyclabes quasiment sur toutes les rues; tous le monde en vélo, de l'homme d'affaire en pasant par les maman avec leur bébé et aussi pour faire les courses. Ce qui n'empeche pas de voir les routes surpeuplées de voitures comme dans toutes les grandes villes, mais avec peu de Klaxonne.
Quoi d'autres dans ces premiéres heures?
Ah, oui! Peut être sur le travail en lui même. Une organisation impecable, comme ces femmes de menage dans le Shinkanzen nettoyant à grande vitesse tous les wagons du train pendant l'arret, une vrai brigade, en plus elles sont mises à contribution pour assurer la securité sur le quai. Dans ce train encore où outre le silence qui regne malgrés que le train soit plein, une femme est passsé 3 ou 4 fois nous vendre des repas, et la controlleuse malgrés sont annonce inodible à 1m de nous, nous annoncant avec un grand respect et une grande timidité qu'elle allait commencer le controle des billets, et sa minutie dans son check du nombre de passager et de leurs types de billet.(elle a du passer 5 fois en trois heures)
En ville, où par deux endroits, j'ai vu des policiers, fesant acte de presence sans bouger devant les endroits public. Ou encore en jetant un oeuil dans les petites boutiques, voir des familles entiéres s'occuper de retraiter des cartons(?), ou apercevoir le patron devant la porte attendant que ses employées le salut repectueusement avant de quitter leur travail, chacunes ce rendant respectivement un salut plein de respect et de mesure.
Beaucoup d'emploi non qualifié, de travaux qui pourraient être automatisé et qui ne le sont pas, dans le pays de la haute technologie, on ne s'y attend pas.
Bref, c'est petit moment de vie, d'une ville, d'un peuple, qu'on attrape par bribe en passant à leurs cotés. Je crois d'ailleurs que c'est dans leurs vies et non pas dans leurs histoires que nous apprendrons le plus. Mais pour connaitre un peuple, ne faut t'il pas d'abord connaitre son histoire? Alors, c'est parti avec une soif de la connaitre comme jamais.
Cédric

vendredi 21 mars 2008

Départ à l'eau arrivée au curry

Après avoir laissé derrière nous la France pour les trois prochaines semaines, nous passons la douane, sans encombre... ou presque. La bouteille d'un litre et demi si chère à Franck ne volera à nos côtés. Après une séparation donc, pleine de tristesse et de regrets sincères ( et de grosses moqueries au passage) nous partons de Nice. Le vol est rapide, sans encombre et nous posons nos chevilles sur le sol suisse... sans a priori. 5 heures à attendre pour le vol vers Tokyo, trop pour ne pas s'asseoir prendre un petit café, pas assez pour aller visiter Zürich, la décision est rapidement prise, nous nous asseyons. Le tout étant indiqué en francs suisses, nous nous assurons briévement que nos quelques euros restants feront l'affaire. et là, surprise, café, ou thé proches de quatre euros, sans compter les menus de Burger King là bas, ou les sandwichs ici... une dizaine d'euros pour compter une boisson en accompagnement...Arg! Du coup, déjà que le look local m'y faisait penser, autant faire l'amalgame jusqu'au bout, je déclare la Suisse que nous avons vu comme un grand Valberg ou l'on essaie de satisfaire son appétit avec de menus fretins aux prix exorbitants! Qu'à cela ne tienne, je ne mange pas à Zürich, et grignote un peu des cochonneries de mon sac. Après cette étape au pays-restaurant de l'altitude, nous embarquons pour le vol à direction de Tokyo dont les passagers nous habituent déjà beaucoup plus à la "future couleur locale".

Comment décrire ce vol de 11heures au dessus de l'Europe de l'est et de la Russie? Affreux, long, excessivement long. Impossible de dormir par faute de place, d'obscurité ou de silence également parfois du coup,on s'occupe comme on peut avec le "swiss entertainement", sorte de portail interactif offrant cd, films, jeux basiques... On regarde un film, on mange, on essaie de dormir, on écoute un cd, on remange, et comme on arrive pas à dormir, on se remet un cd, on tente briévement les jeux, on reremange. Les collations furent nombreuses, peut-être que nous n'étions pas les seuls à trouver le temps affreusement long, les hôtesses avaient surement besoin de s'occuper. Pour ma part, j'ai eu également un beau mal de jambes dut à la pression,malgré mes ballades auss fréquentes que nécessaires. Cette torture psychologique et physique prend fin à huit heures ce matin,à l'heure de tokyo, soit environ minuit pour vous hier. Et là tout change.

Arrivés au Japon, pas trés frais, mais super dispos, nous nous dirigeons vers la douane. Service efficace, personnel adorable, j'ai même eu le droit un agent de contrôle à l'immigration japonais qui parlait un bon français. Vient pour nous le temps de récupérer nos bagages sans encombres, et de valider notre Japan Rail Pass, notre passeport de transport. Il nous permet ici de prendre des bus, des métros et des trains spécifiques "gratuitement" dans le sens où nous avon déjà payé ce pass mais qui au final est vite rentabilisé et très utile. Là encore à l'agence, nous avons la confirmation d'un pressentiment concernant les Japonais: ils sont proffessionnels au possible, terriblement obséquieux, polis et gentils. Nous n'avons parfois même pas à demander notre chemin ce sont les agents de service qui viennent à nous pour nous informer. Du jamais vu en France, et il fallait voir à quel point chaque employé, ( une pensée pour le nettoyeur du train qui semblait dopé à je ne sais quoi tellement il allait vite pour accomplir sa tâche), semble y mettre du coeur et du respect. Chacun de leur geste, de leurs paroles inspirent un respect profond, pour nous autres qui avons quelque peu l'habitude de laisser passer quelqu'un sans réellement attendre de remerciement, nous avons été salués( c'est-à-dire que l'on se penchait en nous remerciant) à chaque fois par la dame que l'on servait ainsi. Et cette pratique et généralisée, tout agent vous dira toujours venez sil vous plait, pardon pour l'attente, merci beaucoup, sans hypocrisie que l'on pourrait prétendre y décéler, le sourire ne ment pas et les yeux sont heureux. Quelques minutes ont ainsi suffit pour me donner envie de vivre parmi eux. Sans omettre, car il y en a qui n'attendent que je ne parle que d'elles, que les japonaises sont toutes plus belles les unes que les autres. Affaire à suivre.

Mais pas le temps pour les flâneries, du moins pas pour l'instant. On chope un train direction tokyo centre, et de là un transfert hyper rapide vers le shinkansen, le train qui nous amenera Kyoto vers notre première nuit d'hôtel. La fatigue est pesante et nous n'avons pas encore vu l'extérieur, réellement "vu"le Japon. Trois heures de trajet dans le train, de quoi une petite sieste malheureusement interrompue très rapidement. Et quoi de mieux pour se réveiller qu'un bont petit exercice physique? Soit, avec nos valises et sacs, c'est parti pour 3 km à pieds de la gare vers le centre ville,là où se promet à nous notre hôtel avec son vrai lit et un super bain.
Et bien nous avons réussi, sans râler, sans ralentir, avec un menal de fer! 3 km, avec vingt kilos de bagages chacun, trop facile ^^ Ouais, bon d'accord c'est pas grand chose, mais on est quand même fiers de nous.

Thomas s'écroule dans sa chambre, Cédric dans la même que lui prend son bain, nous partageons l'autre chambre avec Franck et décidons immédiatement d'aller manger et de ne pas nous laisser avoir par la fatigue, afinde mieux dormir le soir. Il est 16h30, heure locale: on se cale dans la "curry house", un petit resto rapide bien sympathique où s'est pété le ventre pour un dizaine d'euros à deux, pas plus. C'était copieux et déliceux, un très premier vrai repas, même si le serveur ayant oubliéde nous encaisser une des boissons se fera très certainement méchamment réprimander après notre départ. Voilà un aspect moins glorieux du Japon. Le client est souverain roi, et persnne n'envisagera d'en abuser, cependant le travail de l'employé dit être parfait autant que son comportement et l'erreur est peut être tolérée au début mais ce n'est pas sans subir une bonne douche froide. La recherche de la perfection et l'obcession du regard de l'autre... deux choses primordiales et tellement différentes dans leurs conception ici.
Après une ballade dans le centre et la découverte d'un magnifique temple où loge l'une des deux Universités de Kyoto et un grand parc où l'on a pu voir s'amuser quelques gosses au foot, baseball et cerf-volants, nous rentrons auprés de notre lit douillet bien qu'assez duros pour le dos mais diantre c'est mieux que l'avion!

Ainsi s'achève notre première journée et ce premier post. L'aventure commence à peine, et on hâte de coninuer. Il est 19h45, je vous dis bonne journée pour vous, quant à moi je vais me coucher après vous avoir transféré les photos.^^

Guillaume, a.k.a Kakita Mistuhide.

Premier Toilet



Encore un tout petit post, aprés l'essai des WC de l'espace.

Cuvette chauffante, jets d'eaux...etc...

D'apres ce qu'on m'à dit, beaucoups de toilettes ont des particularitées.

Ca va photographier les toilettes, qui l'aurait cru, hein Natsu!!!

Cédric

21€ ou le gand Valberg

Salut à tous, on vient d'arriver à l'hotel à 16h heure locale.
un petit post rapide pour vous dire que la Suisse, "nul". C'est trop chére il faut être fou pour y aller. Nous on lui à donner 2 surnoms, Le grand Valberg(c'est valberg avec un aeroport), et 21€, on mettra une photo pour montrer ce qu'on mange pour ce prix.
et comme dirais l'autre, "Que les Suisses y reste? Mais que les autres y ailles! Non, je voit pas!!!"
Cédric