Après avoir laissé derrière nous la France pour les trois prochaines semaines, nous passons la douane, sans encombre... ou presque. La bouteille d'un litre et demi si chère à Franck ne volera à nos côtés. Après une séparation donc, pleine de tristesse et de regrets sincères ( et de grosses moqueries au passage) nous partons de Nice. Le vol est rapide, sans encombre et nous posons nos chevilles sur le sol suisse... sans a priori. 5 heures à attendre pour le vol vers Tokyo, trop pour ne pas s'asseoir prendre un petit café, pas assez pour aller visiter Zürich, la décision est rapidement prise, nous nous asseyons. Le tout étant indiqué en francs suisses, nous nous assurons briévement que nos quelques euros restants feront l'affaire. et là, surprise, café, ou thé proches de quatre euros, sans compter les menus de Burger King là bas, ou les sandwichs ici... une dizaine d'euros pour compter une boisson en accompagnement...Arg! Du coup, déjà que le look local m'y faisait penser, autant faire l'amalgame jusqu'au bout, je déclare la Suisse que nous avons vu comme un grand Valberg ou l'on essaie de satisfaire son appétit avec de menus fretins aux prix exorbitants! Qu'à cela ne tienne, je ne mange pas à Zürich, et grignote un peu des cochonneries de mon sac. Après cette étape au pays-restaurant de l'altitude, nous embarquons pour le vol à direction de Tokyo dont les passagers nous habituent déjà beaucoup plus à la "future couleur locale".
Comment décrire ce vol de 11heures au dessus de l'Europe de l'est et de la Russie? Affreux, long, excessivement long. Impossible de dormir par faute de place, d'obscurité ou de silence également parfois du coup,on s'occupe comme on peut avec le "swiss entertainement", sorte de portail interactif offrant cd, films, jeux basiques... On regarde un film, on mange, on essaie de dormir, on écoute un cd, on remange, et comme on arrive pas à dormir, on se remet un cd, on tente briévement les jeux, on reremange. Les collations furent nombreuses, peut-être que nous n'étions pas les seuls à trouver le temps affreusement long, les hôtesses avaient surement besoin de s'occuper. Pour ma part, j'ai eu également un beau mal de jambes dut à la pression,malgré mes ballades auss fréquentes que nécessaires. Cette torture psychologique et physique prend fin à huit heures ce matin,à l'heure de tokyo, soit environ minuit pour vous hier. Et là tout change.
Arrivés au Japon, pas trés frais, mais super dispos, nous nous dirigeons vers la douane. Service efficace, personnel adorable, j'ai même eu le droit un agent de contrôle à l'immigration japonais qui parlait un bon français. Vient pour nous le temps de récupérer nos bagages sans encombres, et de valider notre Japan Rail Pass, notre passeport de transport. Il nous permet ici de prendre des bus, des métros et des trains spécifiques "gratuitement" dans le sens où nous avon déjà payé ce pass mais qui au final est vite rentabilisé et très utile. Là encore à l'agence, nous avons la confirmation d'un pressentiment concernant les Japonais: ils sont proffessionnels au possible, terriblement obséquieux, polis et gentils. Nous n'avons parfois même pas à demander notre chemin ce sont les agents de service qui viennent à nous pour nous informer. Du jamais vu en France, et il fallait voir à quel point chaque employé, ( une pensée pour le nettoyeur du train qui semblait dopé à je ne sais quoi tellement il allait vite pour accomplir sa tâche), semble y mettre du coeur et du respect. Chacun de leur geste, de leurs paroles inspirent un respect profond, pour nous autres qui avons quelque peu l'habitude de laisser passer quelqu'un sans réellement attendre de remerciement, nous avons été salués( c'est-à-dire que l'on se penchait en nous remerciant) à chaque fois par la dame que l'on servait ainsi. Et cette pratique et généralisée, tout agent vous dira toujours venez sil vous plait, pardon pour l'attente, merci beaucoup, sans hypocrisie que l'on pourrait prétendre y décéler, le sourire ne ment pas et les yeux sont heureux. Quelques minutes ont ainsi suffit pour me donner envie de vivre parmi eux. Sans omettre, car il y en a qui n'attendent que je ne parle que d'elles, que les japonaises sont toutes plus belles les unes que les autres. Affaire à suivre.
Mais pas le temps pour les flâneries, du moins pas pour l'instant. On chope un train direction tokyo centre, et de là un transfert hyper rapide vers le shinkansen, le train qui nous amenera Kyoto vers notre première nuit d'hôtel. La fatigue est pesante et nous n'avons pas encore vu l'extérieur, réellement "vu"le Japon. Trois heures de trajet dans le train, de quoi une petite sieste malheureusement interrompue très rapidement. Et quoi de mieux pour se réveiller qu'un bont petit exercice physique? Soit, avec nos valises et sacs, c'est parti pour 3 km à pieds de la gare vers le centre ville,là où se promet à nous notre hôtel avec son vrai lit et un super bain.
Et bien nous avons réussi, sans râler, sans ralentir, avec un menal de fer! 3 km, avec vingt kilos de bagages chacun, trop facile ^^ Ouais, bon d'accord c'est pas grand chose, mais on est quand même fiers de nous.
Thomas s'écroule dans sa chambre, Cédric dans la même que lui prend son bain, nous partageons l'autre chambre avec Franck et décidons immédiatement d'aller manger et de ne pas nous laisser avoir par la fatigue, afinde mieux dormir le soir. Il est 16h30, heure locale: on se cale dans la "curry house", un petit resto rapide bien sympathique où s'est pété le ventre pour un dizaine d'euros à deux, pas plus. C'était copieux et déliceux, un très premier vrai repas, même si le serveur ayant oubliéde nous encaisser une des boissons se fera très certainement méchamment réprimander après notre départ. Voilà un aspect moins glorieux du Japon. Le client est souverain roi, et persnne n'envisagera d'en abuser, cependant le travail de l'employé dit être parfait autant que son comportement et l'erreur est peut être tolérée au début mais ce n'est pas sans subir une bonne douche froide. La recherche de la perfection et l'obcession du regard de l'autre... deux choses primordiales et tellement différentes dans leurs conception ici.
Après une ballade dans le centre et la découverte d'un magnifique temple où loge l'une des deux Universités de Kyoto et un grand parc où l'on a pu voir s'amuser quelques gosses au foot, baseball et cerf-volants, nous rentrons auprés de notre lit douillet bien qu'assez duros pour le dos mais diantre c'est mieux que l'avion!
Ainsi s'achève notre première journée et ce premier post. L'aventure commence à peine, et on hâte de coninuer. Il est 19h45, je vous dis bonne journée pour vous, quant à moi je vais me coucher après vous avoir transféré les photos.^^
Guillaume, a.k.a Kakita Mistuhide.
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2 commentaires:
Passez de bonnes vacances, et faites gaffes aux demoiselles, je suis sur qu'elles sont toutes des scorpions !
Passez de bonnes vacances ;) faites gaffes aux demoiselles, ce sont toutes des scorpions !
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